RIP LOANA❤️🕊 1977 – 2026 🕊En mémoire de celles et ceux qui ont marqué notre chemin. Un espace de recueillement et de respect.
Figure marquante du paysage médiatique, elle a su toucher, inspirer et marquer par sa sincérité, son intelligence et son humanité. Nous saluons la mémoire d’une femme forte, brillante, libre – qui laisse une empreinte indélébile.
Loana Petrucciani commence sa carrière comme gogo danseuse dans les établissements de nuit de la Côte d’Azur avant d’être sélectionnée pour la première saison de Loft Story sur M6. Sa victoire, partagée avec Christophe Mercy, déclenche un phénomène de société sans précédent, attirant des millions de téléspectateurs et faisant d’elle une célébrité instantanée.
Dès la fin du programme, elle publie son autobiographie Elle m’appelait... Miette, qui rencontre un succès de librairie massif avec plus de 250 000 exemplaires vendus. En parallèle, elle explore l’industrie musicale avec le single Comme je t’aime, classé dans les meilleures ventes en France, et collabore avec l’enseigne La Halle pour lancer sa propre ligne de vêtements. Cette période faste la voit également officier comme animatrice de télévision et productrice, consolidant une présence médiatique alors omniprésente dans la presse spécialisée et les plateaux de divertissement nationaux.
À partir du milieu des années 2000, la carrière de Loana connaît des fluctuations importantes entre tentatives de retour et retrait des projecteurs. Elle participe à plusieurs émissions de téléréalité, notamment Les Anges de la téléréalité en 2011 et 2017, cherchant à relancer son image publique tout en témoignant de ses difficultés personnelles. Ses apparitions médiatiques ultérieures se concentrent davantage sur ses combats contre l’addiction et ses problèmes de santé, relatés dans son second ouvrage Si dure est la nuit, si tendre est la vie paru en 2018.
Malgré une instabilité chronique, elle reste une invitée régulière des émissions de témoignages, où elle aborde avec transparence les revers de la gloire. En 2021, des documentaires rétrospectifs comme Loana, une lofteuse up and down soulignent son statut de pionnière d’un genre télévisuel ayant transformé durablement le paysage médiatique français et la perception de la vie privée.
Né le 8 avril 1950 à Amiens, Jean-Pierre Pernaut grandit à Quevauvillers dans la Somme. Après l’École Supérieure de Journalisme de Lille, il rejoint TF1 en 1975 où il débute comme présentateur du journal de 23h, puis co-présente le 13h aux côtés d’Yves Mourousi à partir de 1978.
Le 22 février 1988, il prend les commandes du Journal de 13 heures de TF1 et ne les quittera plus pendant 33 ans. Son choix éditorial novateur — mettre en valeur la France des régions, les traditions, le patrimoine et les petites entreprises — transforme le JT de la mi-journée en un rendez-vous incontournable, rassemblant jusqu’à 5,8 millions de téléspectateurs. Il crée la rubrique SOS Villages pour lutter contre la désertification rurale et lance un réseau de correspondants en régions, une première dans le journalisme télévisé français.
En parallèle, il anime Combien ça coûte ? de 1991 à 2010, co-présente Aimer vivre en France, et publie plusieurs ouvrages sur les régions et le patrimoine. Cinq fois récompensé par un Sept d’Or, décoré Chevalier de la Légion d’honneur en 2019, il aura présenté plus de 8 000 journaux télévisés.
Le 18 décembre 2020, il fait ses adieux émus au 13h après 33 ans d’antenne. Il poursuit avec Jean-Pierre Pernaut TV, une plateforme dédiée au patrimoine régional, et l’émission Jean-Pierre et vous sur LCI. Atteint d’un cancer du poumon après avoir vaincu un cancer de la prostate, il s’éteint le 2 mars 2022 à l’âge de 71 ans. Le plateau du 13h et du 20h de TF1 porte désormais son nom.
Née Anne-Charlotte Pascal le 29 novembre 1968 à Paris, elle grandit en Bretagne, au Val-André dans les Côtes-d’Armor — village qui inspirera son pseudonyme. En 1985, à seulement 16 ans, elle décroche le rôle de Nadia dans Rouge Baiser de Véra Belmont aux côtés de Lambert Wilson. Le film lui vaut l’Ours d’argent de la meilleure actrice au Festival de Berlin et une nomination au César du meilleur espoir féminin. On lui prédit alors un destin à la Sophie Marceau.
Mais peu avant ses 18 ans, elle apprend sa séropositivité. Ce secret, qu’elle portera pendant vingt ans, bouleverse sa carrière : en 1989, elle est écartée du film Noce blanche après avoir révélé sa maladie au réalisateur. Sa filmographie s’oriente alors vers la télévision où elle s’impose dans le rôle de Myriam Cordier dans Les Cordier, juge et flic sur TF1 (1992-2005), série qui rassemble jusqu’à 11,4 millions de téléspectateurs.
En 2003, sa trithérapie ayant abîmé son cœur et provoqué deux infarctus, elle bénéficie d’une greffe cardiaque — une première en France pour une personne séropositive. En 2005, elle brise le tabou avec son autobiographie L’Amour dans le sang, vendue à plus de 180 000 exemplaires, adaptée en téléfilm en 2007 où elle joue son propre rôle. Engagée auprès des associations de lutte contre le sida et pour le don d’organes, elle publie plusieurs ouvrages autobiographiques dont De cœur inconnu et Vers le 8e ciel.
En 2012, elle dirige la neuvième saison de Star Academy sur NRJ 12. De 2017 à 2019, elle incarne la juge Laurence Moiret dans la série Demain nous appartient sur TF1. En juin 2022, son second cœur greffé arrivant en « bout de course », elle subit une nouvelle transplantation le 14 juin à la Pitié-Salpêtrière, mais la greffe ne prend pas. Charlotte Valandrey s’éteint le 13 juillet 2022 à l’âge de 53 ans. Elle est inhumée à Pléneuf-Val-André, la commune qui avait inspiré son nom d’artiste.
Né Pierre Cuq le 10 février 1925 à Neuilly-sur-Seine, il grandit à Albi dans le Tarn où son père dirige un établissement scolaire. En 1946, il intègre le cours Simon à Paris et débute au cinéma en 1949 dans Rendez-vous de juillet de Jacques Becker, aux côtés de Louis de Funès. Il mène dès lors une double carrière, théâtrale et cinématographique, devenant l’un des seconds rôles les plus courtisés du cinéma français.
En 1960, il crée la sensation en incarnant Napoléon Bonaparte dans Austerlitz d’Abel Gance, rôle qui lui vaut une reconnaissance internationale. Dans les années 1970, il accède à une immense popularité grâce au rôle du sergent-chef Chaudard dans la trilogie de La 7e Compagnie de Robert Lamoureux. Parallèlement, il s’impose comme l’un des plus prolifiques metteurs en scène du théâtre parisien avec plus de 60 pièces, dont Oscar, La Cage aux folles, Joyeuses Pâques, Potiche et Le Dîner de cons.
De 1992 à 2005, il incarne le commissaire Cordier dans la série télévisée Les Cordier, juge et flic sur TF1, rôle qui le fait découvrir par une nouvelle génération. En 2009, il apparaît dans le rôle de César dans le Livre VI de Kaamelott d’Alexandre Astier. Pierre Mondy s’éteint le 15 septembre 2012 à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière des suites d’un lymphome, à l’âge de 87 ans. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.
Né le 29 septembre 1942 à Berne en Suisse, Yves Rénier intègre le Conservatoire d’art dramatique de Paris et débute au cinéma en 1961 dans Le Comte de Monte-Cristo de Claude Autant-Lara. Après des débuts difficiles, il rencontre le succès en 1965 dans la mini-série Belphégor ou le Fantôme du Louvre de Claude Barma aux côtés de Juliette Gréco, puis dans Les Globe-trotters (1966-1969).
C’est en 1976 que sa carrière bascule définitivement avec le rôle-titre de la série Commissaire Moulin sur TF1, créée par Paul Andréota et Claude Boissol. Ce policier au look décontracté, poursuivant meurtriers et racketteurs, séduit le public pendant plus de 25 ans (1976-1982, puis 1989-2008, 70 épisodes). Yves Rénier y écrit une dizaine de scénarios et se lance dans la réalisation. La série accueille des personnalités comme Johnny Hallyday et Véronique Jannot.
Moins connu pour son activité de doublage, il prête sa voix à Burt Reynolds, Tommy Lee Jones, Chuck Norris et Paul Hogan (Crocodile Dundee). Passé à la réalisation, il signe en 2018 le téléfilm Jacqueline Sauvage : C’était lui ou moi avec Muriel Robin, qui frôle les 9 millions de téléspectateurs, meilleure audience de l’année pour une fiction française. Également président de la SPA, il s’éteint dans la nuit du 23 au 24 avril 2021 d’une crise cardiaque à son domicile de Neuilly-sur-Seine, à l’âge de 78 ans.
Né Roger Paul Jacob Lévy le 20 octobre 1925 à Alger, il grandit dans la basse casbah au sein d’une famille juive modeste. Renvoyé du lycée Bugeaud en raison des lois antisémites de Vichy, il s’engage dans l’aviation en 1944, puis monte à Paris pour des études de pharmacie. C’est par hasard, en faisant de la figuration théâtrale, qu’il découvre sa vocation. Il s’inscrit aux cours de René Simon et Michel Vitold, et débute au cinéma dans les années 1950.
Sa carrure imposante le cantonne d’abord dans des rôles de durs. Il tourne avec Luchino Visconti (Rocco et ses frères), Jules Dassin, et obtient une première notorieté avec La Valse du Gorille (1959). En 1978, Alexandre Arcady lui offre le rôle d’un pied-noir dans Le Coup de sirocco, faisant de lui l’ambassadeur des rapatriés d’Algérie. Suivent Le Grand Pardon (1982) et Le Grand Carnaval, qui le propulsent au box-office. En 1984, il réalise Train d’enfer, film militant contre le racisme.
C’est en octobre 1989 que sa carrière atteint son apothéose avec le rôle du commissaire Navarro sur TF1, créé par Tito Topin. Ce flic incorruptible, bourru et généreux, entre dans tous les foyers français pendant 18 saisons et plus de 100 épisodes. « Navarro, c’est moi », proclamait-il. Il obtient le Sept d’Or du meilleur comédien en 1990. Au théâtre, il incarne Othello, Macbeth et les grands rôles du répertoire classique. Beau-frère de François Mitterrand par son mariage avec Christine Gouze-Rénal, il reste aussi une figure engagée de la vie publique. Il publie plusieurs romans et met un terme à sa carrière d’acteur le 1er novembre 2008, déclarant : « J’ai eu une carrière mirifique. » Roger Hanin s’éteint le 11 février 2015 à Paris d’une détresse respiratoire, à 89 ans. Il est inhumé au cimetière israélite de Saint-Eugène à Alger, auprès de son père.
Né le 29 novembre 1932 à Paris, Jacques René Chirac étudie à Sciences Po puis à l’ENA (promotion Vauban). Après un passage au secrétariat général du gouvernement, il entre en politique sous l’aile de Georges Pompidou. Élu député de Corrèze en 1967, il est nommé secrétaire d’État puis ministre sous Pompidou.
Il devient Premier ministre sous Valéry Giscard d’Estaing en 1974, puis fonde le RPR en 1976. Élu maire de Paris en 1977, il occupe cette fonction pendant 18 ans. Nommé à nouveau Premier ministre en 1986 lors de la première cohabitation avec François Mitterrand, il est élu Président de la République le 7 mai 1995, réélu en 2002 face à Jean-Marie Le Pen avec 82,21 % des voix.
Son mandat est marqué par la dissolution de 1997, la cohabitation avec Lionel Jospin, le passage au quinquennat, le refus de la guerre en Irak en 2003, et la création du Musée du quai Branly. Après avoir quitté l’Élysée en 2007, il siège au Conseil constitutionnel. Affaibli par la maladie, Jacques Chirac s’éteint le 26 septembre 2019 à Paris. Un jour de deuil national est décrété et un hommage populaire est rendu aux Invalides.
Né le 12 juillet 1937 à Meudon dans une famille protestante et militante de gauche, Lionel Jospin étudie à Sciences Po Paris puis à l’ENA (promotion Stendhal, 1965). Après une carrière de diplomate au Quai d’Orsay, il devient professeur d’économie et rejoint le Parti socialiste en 1971, devenant rapidement un protégé de François Mitterrand.
Élu député en 1981, il est nommé premier secrétaire du PS, puis ministre de l’Éducation nationale de 1988 à 1992 sous les gouvernements Rocard et Cresson. Candidat à la présidentielle de 1995 — première primaire de l’histoire de la Ve République — il est battu par Jacques Chirac au second tour avec 47,4 % des voix.
Nommé Premier ministre le 2 juin 1997 après la dissolution, il dirige la « gauche plurielle » réunissant socialistes, écologistes et communistes. Son gouvernement porte des réformes majeures : les 35 heures, le PACS, la CMU, la parité en politique et le passage au quinquennat. Le 21 avril 2002, éliminé au premier tour de la présidentielle derrière Jean-Marie Le Pen, il se retire de la vie politique. Nommé au Conseil constitutionnel de 2015 à 2019, Lionel Jospin s’éteint le 22 mars 2026 à Paris, à 88 ans. Un hommage national lui est rendu aux Invalides le 26 mars 2026.